STDIN(3) Manuel du programmeur Linux STDIN(3)

stdin, stdout, stderr - Flux d'entrées-sorties standard

#include <stdio.h>
extern FILE *stdin;
extern FILE *stdout;
extern FILE *stderr;

Normalement, tout programme UNIX démarre avec trois flux déjà ouverts, l'un pour l'entrée des données, un autre pour la sortie des données et un troisième pour l'affichage des messages de diagnostic ou d'erreur. Ces trois flux sont typiquement attachés au terminal de l'utilisateur (consultez tty(4)), mais peuvent également faire référence à des fichiers ou à d'autres périphériques suivant les choix du processus parent (voir le paragraphe « Redirection » dans sh(1)).

Le flux d'entrée est appelé « entrée standard » (standard input), le flux de sortie « sortie standard » (standard output) et le flux d'erreur est souvent appelé « erreur standard » (standard error). Ces noms sont abrégés dans les dénominations symboliques de ces fichiers : stdin, stdout et stderr.

Chacun de ces symboles est une macro de stdio(3) de type pointeur sur un FILE et peut être utilisé dans des fonctions comme fprintf(3) ou fread(3).

Comme les FILE sont simplement des coquilles entourant les descripteurs de fichiers en ajoutant une mémoire tampon, il est également possible d'accéder aux fichiers UNIX « bruts » avec des fonctions comme read(2) et lseek(2).

Au démarrage du programme, les descripteurs de fichier associés aux flux stdin, stdout et stderr valent respectivement 0, 1 et 2. Les constantes symboliques STDIN_FILENO, STDOUT_FILENO et STDERR_FILENO sont définies avec ces valeurs dans <unistd.h> (appliquer freopen(3) sur l'un de ces flux peut modifier le numéro de descripteur de fichier associé au flux).

Notez que l'utilisation conjointe des FILE et des descripteurs bruts risque de produire des résultats inattendus, et doit être généralement évitée. Pour les plus masochistes d'entre vous, POSIX.1 décrit en détail, dans son paragraphe 8.2.3, comment ces interactions sont censées fonctionner. Une règle générale est que les descripteurs de fichier sont manipulés par le noyau alors que stdio est simplement une bibliothèque. Cela signifie par exemple qu'après un exec(3), le processus enfant hérite de tous les descripteurs de fichier ouverts, mais que les tous les anciens flux deviennent inaccessibles.

Les symboles stdin, stdout et stderr étant définis comme des macros, il est interdit de leur assigner une valeur. On peut utiliser la fonction de bibliothèque freopen(3) spécialement conçue pour réassigner stdin, stdout et stderr. Les flux standard sont fermés lors d'un appel à exit(3) ou lors d'une fin normale de programme.

Les macros stdin, stdout et stderr sont conformes au standard C89 et celui-ci stipule également que ces trois flux doivent être ouverts au démarrage du programme.

Le flux stderr n'a pas de tampon. Le flux stdout a un tampon de ligne lorsqu'il est dirigé vers un terminal. Les lignes partielles n'apparaîtront pas avant que fflush(3) ou exit(3) ne soient invoquées ou qu'un retour-chariot soit écrit. Cela a parfois des effets inattendus, principalement lors du débogage des programmes. La gestion des tampons des flux standard (et des autres flux également) peut être modifiée en utilisant setbuf(3) ou setvbuf(3). Remarquez que dans le cas où stdin est associée à un terminal, il peut également y avoir un tampon d'entrée dans le pilote de terminal sans aucune relation avec le tampon de stdio (en effet, normalement, la saisie depuis un terminal est gérée avec un tampon de ligne dans le noyau). Cette gestion par le noyau peut être configurée en utilisant des appels système comme tcsetattr(3). Consultez également stty(1) et termios(3).

csh(1), sh(1), open(2), fopen(3), stdio(3)

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15 septembre 2017 Linux