MSGGET(2) Manuel du programmeur Linux MSGGET(2)

msgget - Obtenir un identifiant de file de messages System V

#include <sys/msg.h>
int msgget(key_t key, int msgflg);

L'appel système msgget() renvoie l'identifiant de la file de messages System V associée à la valeur de la clé key. Il peut être utilisé soit pour obtenir l'identifiant d'une file de messages précédemment créée (quand msgflg vaut zéro et key n'a pas la valeur IPC_PRIVATE), soit pour créer un nouvel ensemble.

Une nouvelle file de messages est créée si key a la valeur IPC_PRIVATE ou bien si key n'est pas IPC_PRIVATE, aucune file de messages n'est associée à key, et IPC_CREAT a été introduit dans msgflg.

Si msgflg indique à la fois IPC_CREAT et IPC_EXCL et une file de messages est déjà associée à key, msgget() échoue en positionnant errno à EEXIST. Cela est similaire au comportement de open(2) avec la combinaison O_CREAT | O_EXCL.

Lors de la création, les bits de poids faible de l'argument msgflg définissent les permissions d'accès à la file de messages Ces bits de permission ont le même format et la même sémantique que les permissions indiquées pour l’argument mode dans les appels open(2). (Les permissions d'exécution ne sont pas utilisées).

Lors de la création d’une nouvelle file de messages, sa structure de données associée msqid_ds (consultez msgctl(2)) est initialisée comme suit :

  • msg_perm.cuid et msg_perm.uid sont remplis avec l'UID effectif du processus appelant.
  • msg_perm.cgid et msg_perm.gid sont remplis avec le GID effectif du processus appelant.
  • Les 9 bits de poids faible de msgflg sont copiés dans les 9 bits de poids faible de msg_perm.mode.
  • msg_qnum, msg_lspid, msg_lrpid, msg_stime et msg_rtime sont configurés à 0.
  • msg_ctime est rempli avec l'heure actuelle.
  • msg_qbytes est rempli avec la limite système MSGMNB.

Si la file de messages existe déjà, les permissions d'accès sont contrôlées, et une vérification est faite pour voir si la file est prête à être détruite.

On success, msgget() returns the message queue identifier (a nonnegative integer). On failure, -1 is returned, and errno is set to indicate the error.

Une file de messages existe associée à la clé key, mais le processus appelant n'a pas de permissions pour accéder à cette file et n'a pas la capacité CAP_IPC_OWNER dans l'espace de noms utilisateur qui gère son espace de noms IPC.
IPC_CREAT et IPC_EXCL sont spécifiés dans msgflg, mais une file de messages associée à la clé key existe déjà.
Aucune file de messages n'existe associée à la clé key et msgflg ne contient pas IPC_CREAT.
Le système doit créer une file de messages, mais n'a pas assez de mémoire pour la nouvelle structure de données.
Une file de messages doit être créée mais le nombre maximal de files de messages sur le système (MSGMNI) est atteint.

POSIX.1-2001, POSIX.1-2008, SVr4.

IPC_PRIVATE n'est pas destiné au champ msgflg mais est du type key_t. Si cette valeur spéciale est fournie pour key, l'appel système ignorera tout sauf les 9 bits de poids faible de msgflg et créera une nouvelle file de messages (en cas de succès).

La limite système concernant les ressources de files de messages et affectant un appel à msgget() est :

Limite système du nombre de files de messages. Avant Linux 3.19, la valeur par défaut de cette limite était calculée en utilisant une formule fondée sur la mémoire disponible du système. Depuis Linux 3.19, la valeur par défaut est de 32 000. Sous Linux, cette limite peut être consultée et modifiée grâce au fichier /proc/sys/kernel/msgmni.

Jusqu'à la version 2.3.20, Linux renvoyait EIDRM pour un msgget() sur une file de messages prête à être supprimée.

Le choix du nom IPC_PRIVATE est malheureux, IPC_NEW aurait mieux décrit sa fonction.

msgctl(2), msgrcv(2), msgsnd(2), ftok(3), capabilities(7), mq_overview(7), sysvipc(7)

Cette page fait partie de la publication 5.13 du projet man-pages Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des anomalies et la dernière version de cette page peuvent être trouvées à l'adresse https://www.kernel.org/doc/man-pages/.

La traduction française de cette page de manuel a été créée par Christophe Blaess https://www.blaess.fr/christophe/, Stéphan Rafin <stephan.rafin@laposte.net>, Thierry Vignaud <tvignaud@mandriva.com>, François Micaux, Alain Portal <aportal@univ-montp2.fr>, Jean-Philippe Guérard <fevrier@tigreraye.org>, Jean-Luc Coulon (f5ibh) <jean-luc.coulon@wanadoo.fr>, Julien Cristau <jcristau@debian.org>, Thomas Huriaux <thomas.huriaux@gmail.com>, Nicolas François <nicolas.francois@centraliens.net>, Florentin Duneau <fduneau@gmail.com>, Simon Paillard <simon.paillard@resel.enst-bretagne.fr>, Denis Barbier <barbier@debian.org>, David Prévot <david@tilapin.org> et Jean-Philippe MENGUAL <jpmengual@debian.org>

Cette traduction est une documentation libre ; veuillez vous reporter à la GNU General Public License version 3 concernant les conditions de copie et de distribution. Il n'y a aucune RESPONSABILITÉ LÉGALE.

Si vous découvrez un bogue dans la traduction de cette page de manuel, veuillez envoyer un message à debian-l10n-french@lists.debian.org.

22 mars 2021 Linux